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Les gestes qui font vraiment baisser la facture d'energie : tout ce qu'il faut savoir
7 août 2026

Quand la facture grimpe, on cherche le geste simple qui ferait redescendre la courbe. Certains font réellement baisser la note, d’autres ne pèsent presque rien, et le tri n’est pas toujours celui qu’on imagine. Ce dossier fait le point, chiffres de l’Ademe à l’appui, entre ce qui compte vraiment et ce qui relève du symbole. Le repère à garder en tête : le chauffage représente 66 % des dépenses énergétiques d’un logement, selon le Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (2025). C’est là que se joue l’essentiel, pas dans les petits appareils.
Le tour de la question
Avant de détailler les gestes, il faut poser le paysage. Dans un logement français, le chauffage absorbe les deux tiers des dépenses énergétiques, loin devant l’eau chaude sanitaire puis l’électricité dite spécifique, celle des appareils et de l’éclairage. Un euro gagné sur le chauffage pèse plus lourd qu’un euro gratté sur une veille. Voilà pourquoi les conseils sérieux commencent toujours par la température et l’isolation, jamais par le chargeur de téléphone.
L’Ademe le formule simplement : la meilleure façon de réduire la facture est de réduire les besoins de chauffage, donc de soigner l’isolation avant de songer à changer de chaudière. Les gestes de régulation viennent juste après. Si vous télétravaillez, la pièce du bureau se chauffe à 19 °C quand vous l’occupez, et votre posture au bureau de la maison mérite alors la même attention que votre thermostat.
Ce qui rapporte, chiffre à l’appui
Le chauffage se règle d’abord. L’Ademe recommande 19 °C dans les pièces de vie occupées, 16 à 17 °C quand elles sont vides, 17 °C la nuit dans les chambres et 22 °C dans une salle de bain utilisée (fiche « Les bons gestes pour un chauffage plus économique », publiée le 12 décembre 2025). Baisser la consigne d’un seul degré réduit d’environ 7 % la consommation de chauffage, un repère de longue date de l’Agence.
| Geste | Ordre de grandeur constaté | Source et date |
|---|---|---|
| Chauffer à 19 °C plutôt qu’à 20 °C | environ 7 % de consommation de chauffage en moins | Ademe, repère de longue date |
| Régler le ballon d’eau chaude à 55 °C | limite la consommation d’électricité | Ademe, fiche du 22 décembre 2025 |
| Réduire la douche à 5 minutes | 35 litres au lieu de plus de 100 pour 15 minutes | Ademe, fiche du 22 décembre 2025 |
| Éteindre les veilles | jusqu’à 15 % de la facture d’électricité hors chauffage et eau chaude, plus de 100 € par an | Ademe, fiche du 22 décembre 2025 |
| Couvrir les casseroles pendant la cuisson | environ 25 % d’énergie en moins | Ademe, fiche du 22 décembre 2025 |
L’eau chaude est le deuxième poste. Régler le ballon à 55 °C suffit à limiter le développement des bactéries pathogènes tout en réduisant l’électricité nécessaire (Ademe, 22 décembre 2025). Une douche de cinq minutes, c’est 35 litres ; la même à quinze minutes dépasse les 100 litres. Un mousseur posé sur le robinet ou sur la douche réduit le débit de 30 à 50 %.
Les veilles viennent ensuite. Éteindre réellement les appareils plutôt que de les laisser en veille peut retirer jusqu’à 15 % de la facture d’électricité hors chauffage et eau chaude, soit plus de 100 € par an (Ademe, 22 décembre 2025). Une multiprise à interrupteur suffit pour couper plusieurs appareils d’un seul geste. En cuisine, couvrir la casserole fait gagner environ 25 % sur la cuisson et éteindre le four un peu avant la fin, jusqu’à 10 %. Des réflexes qui vont dans le même sens qu’un repas familial pas cher et rapide à préparer.
Ce qui ne rapporte presque rien
À l’autre bout, certains gestes coûtent de l’attention et ne rapportent presque rien. Débrancher une machine expresso pour éviter sa veille cachée fait gagner 3 à 4 € par an (Ademe, 22 décembre 2025). Utile à savoir, mais pas de quoi équilibrer un budget. Un chargeur de téléphone laissé dans la prise sans téléphone au bout ne consomme pratiquement rien : le geste est symbolique avant d’être économique. Les LED de décoration posées sur les meubles consomment sans éclairer, et l’éclairage ne figure pas parmi les postes qui pèsent le plus sur la facture.
Le tri vaut mieux que l’accumulation. Baisser le chauffage à l’extrême dans des pièces mal isolées, ou couper le ballon d’eau chaude jusqu’à doucher à l’eau froide, crée plus d’inconfort que d’économie. Mieux vaut deux gestes bien placés sur le chauffage et l’eau chaude qu’une dizaine de micro-gestes éparpillés.
Les investissements qui se remboursent
Certains achats se remboursent d’eux-mêmes. Le thermostat programmable, qui module la température selon l’heure et la pièce, devient obligatoire dans les logements en 2027 et reste l’équipement le plus rentable pour qui n’en a pas (Ademe, décembre 2025). Les lampes à LED, qui durent jusqu’à 40 000 heures, compensent leur prix d’achat sur la durée. Le lave-vaisselle ou le lave-linge lancé en programme éco consomme jusqu’à 45 % de moins qu’un programme intensif.
Pour les travaux, l’ordre des priorités compte : isoler les combles et les murs réduit les besoins avant de songer à remplacer la chaudière. Les aides comme MaPrimeRénov’ dépendent des revenus et de la composition du foyer, un point à vérifier sur le simulateur officiel. Le détail des bons gestes de chauffage est repris sur la fiche de l’Ademe.
Le bon tuyau en plus
Le tuyau le plus simple à partager tient en un objet de quelques euros : la multiprise à interrupteur. On y branche la télévision, la box et la console, et l’on coupe tout d’un geste en se couchant. L’Ademe estime qu’une box laissée allumée 24 heures sur 24 peut dépasser 200 kWh par an, autant qu’un lave-linge ; l’éteindre la nuit retire environ un quart de sa consommation (fiche du 22 décembre 2025).
Le second réflexe ne coûte rien : lire son compteur une fois par semaine. On voit la consommation bouger, on repère une semaine anormale avant qu’elle ne devienne une facture. Une soirée à 19 °C se vit bien avec un plaid et des jeux de société adaptés à l’âge des enfants, sans pousser le thermostat. Mesurer avant de régler, plutôt qu’enchaîner les astuces, voilà le geste qui reste.
FAQ
Faut-il baisser le chauffage la nuit ?
Oui. L’Ademe recommande 17 °C la nuit dans les chambres et 16 à 17 °C dans les pièces inoccupées. Un thermostat programmable fait ce réglage à votre place, sans y penser chaque soir.
À quelle température régler le ballon d’eau chaude ?
À 55 °C. C’est le réglage que l’Ademe conseille : assez chaud pour limiter le développement des bactéries pathogènes, sans surchauffer l’eau inutilement.
Les veilles valent-elles la peine d’être éteintes ?
Oui, c’est l’un des petits gestes qui rapportent le plus : jusqu’à 15 % de la facture d’électricité hors chauffage et eau chaude, soit plus de 100 € par an. Une multiprise à interrupteur suffit pour couper plusieurs appareils d’un geste.
Quel est le geste le plus rentable sans rien dépenser ?
Baisser la température de chauffage d’un degré, soit environ 7 % de consommation en moins, puis caler chaque pièce sur les repères de l’Ademe. Ensuite, couper les veilles.


